Les assemblées générales représentent un moment clé dans la vie d’une société, permettant à ses actionnaires ou associés de se réunir pour débattre et voter sur des décisions stratégiques. Il existe principalement trois types d’assemblées : l’assemblée générale ordinaire (AGO), l’assemblée générale extraordinaire (AGE) et l’assemblée générale mixte (AGM). Chacune de ces assemblées a ses spécificités en matière de compétence, de quorum et de règles de majorité, ce qui les rend indispensables pour le bon fonctionnement d’une entreprise. Ce texte vous livre les éléments essentiels à connaître sur ces différents types d’assemblées générales et leur rôle au sein des sociétés.
Dans le monde des affaires, les assemblées générales (AG) jouent un rôle essentiel dans la gouvernance des sociétés. Ces réunions, qui rassemblent les actionnaires ou les associés, sont des occasions privilégiées pour débattre et décider de questions cruciales concernant la vie de l’entreprise. Il existe plusieurs types d’assemblées générales, chacune ayant ses propres spécificités. Cet article vous propose un éclairage sur ces différentes catégories d’assemblées ainsi que leurs modalités de fonctionnement.
Les types d’assemblées générales
Il existe principalement trois types d’assemblées générales qui se distinguent par leur nature et leurs objectifs : l’assemblée générale ordinaire, l’assemblée générale extraordinaire, et l’assemblée générale mixte.
Assemblées générales ordinaires (AGO)
L’assemblée générale ordinaire (AGO) se réunit généralement une fois par an. Elle a pour but de traiter les affaires courantes de la société. Parmi ses compétences figurent l’approbation des comptes annuels, la détermination du montant de la rémunération des dirigeants, ainsi que l’affectation du résultat de l’exercice. Pour que l’AGO puisse délibérer valablement, un certain quorum doit être atteint, défini par la loi ou les statuts de la société.
Assemblées générales extraordinaires (AGE)
Contrairement à l’AGO, l’assemblée générale extraordinaire (AGE) est convoquée pour des questions exceptionnelles. Elle a le pouvoir de modifier des éléments essentiels de la société, comme le capital social, l’identité de la société (dénomination sociale, objet social, etc.), ou encore d’approuver des opérations importantes telles que des fusions ou des dissolutions. Étant donné la nature de ces décisions, les règles de quorum et de majorité appliquées lors d’une AGE sont plus strictes que celles requises pour une AGO.
Assemblées générales mixtes (AGM)
Une assemblée générale mixte (AGM) combine les attributions des deux types d’AG précédemment décrites. Elle est particulièrement utile lorsqu’une décision relevant de l’AGE doit être prise, tandis qu’une AGO doit également se tenir. Ce type d’assemblée permet de gagner en efficacité en fusionnant les deux réunions et ainsi de réduire les coûts associés.
Modalités de convocation des assemblées générales
Les modalités de convocation des assemblées générales varient en fonction du type de société (SA, SARL, SAS, etc.). En général, les dirigeants ou les organes de direction prennent l’initiative de convoquer l’assemblée. Si ceux-ci n’agissent pas, tout associé peut faire appel à la justice pour obtenir la convocation.
Délai de convocation
Le délai de convocation est déterminant pour assurer la bonne préparation des associés à l’assemblée. Pour des structures telles que les SARL ou les SA, il est souvent requis que les associés soient prévenus au moins 15 jours avant la date de l’assemblée. Toutefois, les SAS peuvent avoir une plus grande flexibilité à ce sujet.
Intérêt du délai de convocation
Un délai suffisant permet aux associés de se préparer, d’exercer leur droit à la consultation des documents nécessaires, et de prendre des décisions éclairées lors de l’assemblée. Même en absence d’une obligation légale, un délai de 15 jours est souvent considéré comme raisonnable par les acteurs du secteur.
Forme et mentions obligatoires de la convocation
La convocation, qu’elle soit envoyée par lettre recommandée ou par courrier électronique avec accusé de réception, doit contenir certaines mentions obligatoires. On y trouvera la date, l’heure, le lieu de l’assemblée, l’ordre du jour détaillant les points à débattre, ainsi que tout document requis pour faciliter les débats.
Participation des associés et vote
Concernant la participation, les associés peuvent se faire représenter dans certaines structures. Dans les SA non cotées, par exemple, la représentation est limitée à un autre actionnaire ou à un proche (conjoint ou partenaire de PACS). Le vote par correspondance ou par visioconférence est également possible, dans certaines conditions, selon les statuts de la société.
Déroulement d’une assemblée générale
Lors de l’assemblée, un ordre du jour bien établi est crucial, car il limite les discussions aux points prévus dans ce document. La feuille de présence est également fondamentales pour vérifier le respect du quorum. Un procès-verbal sera ensuite rédigé pour consigner le déroulement de l’assemblée, les décisions prises et les résultats des votes, et ce, conformément aux exigences légales et statutaires.







